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Thermalisme

 

La découverte des sources

 

Thermalisme

  L’existence des sources thermales de Cilaos était probablement connue des Noirs marrons réfugiés dans le cirque au 18ème siècle, même si le naturaliste Bory de Saint-Vincent a noté l’inexistence de sources thermales à Bourbon, bien que l’île soit formée de volcans.
D’après le géographe Defos du Rau, on commence à parler des sources de la rive droite du Bras des Etangs en 1816. En mission pour le gouverneur Milius, Bréon, naturaliste du Roi et directeur du jardin colonial de Saint-Denis, et Sénac, médecin à Saint-Louis, les localisent exactement en 1819. Des échantillons sont prélevés et envoyés en France pour analyse. Les résultats de Vauquelin et Alibert sont communiqués dans le Dictionnaire des Sciences Médicales de 1829.
Lors des travaux de dérivation des Eaux de la Rivière Saint-Etienne de 1819 à 1825, on remarque une différence de goût entre les eaux des Bras de Cilaos et de la Plaine, différence qu’on attribue aux sources de cuivre et d’argent de Cilaos.
En 1826, le directeur de l’Intérieur, Betting de Lancastel s’enquiert des possibilités de leur exploitation et dans les années qui suivent les premiers baigneurs apparaissent dans le cirque.
Pour Louis Maillard en revanche, les sources sont découvertes plus tard, en 1828, par le chasseur de cabris Paulin Técher, une information reprise par le fabuliste Louis Héry.
Ces eaux minérales et thermales deviennent même une motivation pour ceux qui souhaitent s’établir à Cilaos ( voir Histoire de la ville ).

 

Les prémices du tourisme thermal

 

           Le décret colonial du 2 septembre 1840 concernant les terres du domaine situées à Cilaos décide que les eaux minérales et thermales, ainsi que les terres qui les avoisinent, ne peuvent être concédées et restent propriétés du domaine.

          Seules les sources minérales du Bras des Etangs sont exploitées par la commune de Saint-Louis, le passage vers celles du Bras Rouge étant jugé trop difficile.
Le premier établissement thermal est des plus rudimentaires : six baignoires naturelles creusées dans le lit de la ravine, où les sources chaudes sourdent à une température variable d’un bassin à l’autre ( de 32 à 38°5, suivant les saisons et les auteurs ). L’eau y est renouvelée après chaque bain. Assez vastes pour contenir une famille entière, les piscines sont couvertes d’un toit de paille, séparées par des cloisons de paille et fermées par un rideau que le baigneur doit apporter avec lui. Seul mobilier disponible : un escabeau de bois et une barre transversale pour y suspendre les habits.
A distance des bains, les malades disposent de trois buvettes : une d’eau chaude à 38° très fréquentée, une à 29° 5 derrière les baignoires, et une plus froide ( entre 20° et 25° ) située sur la rive gauche et en amont des thermes, négligée par les curistes, en dépit de ses qualités digestives, toniques et fortifiantes recommandées par le Docteur Mac Auliffe.

 

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