Site officiel de la ville de Cilaos

 

 

 

Histoire de la ville

 

Une colonisation lente et difficile

 

Le refuge des esclaves marrons

 

          L’histoire de Cilaos commence au 18ème siècle, avec les esclaves qui fuient les habitations et viennent recouvrer la liberté dans les montagnes encore inoccupées de l’intérieur de l’île.

          Par sa configuration escarpée et accidentée, le cirque apparaît effectivement comme l’abri idéal.
Il aurait même été le théâtre, après la mort de Pitre, d’une grande réunion de tous les chefs de tribu, dans le but d’élire celui qui les commanderait désormais ; Bâle, le chef de Cilaos, aurait été élu. Il aurait procédé au partage du "Royaume de l'Intérieur" et désigné Cilaos comme "capitale du Grand Roi de l’Intérieur ".
Cilaos et nombre de lieux-dits du cirque doivent d’ailleurs leur nom à ces marrons. Cilaos viendrait du malgache Tsilaosa ou Tsy laozana , "on ne quitte pas", le Tapcal dériverait de tapakala "où la forêt fut coupée en deux ", l’Ilet à Père de Petra "le passage est défendu", le Camp de Puces du camp de Pitse "où l’on se couche à plat pour veiller ". Le Brûlé des Marrons, plateau à la position stratégique car offrant un point de vue à la fois sur le Bras Sec, le Bras de Benjoin et la Roche Pendue, aurait reçu ce nom à la suite de l’arrestation des derniers chefs marrons en 1753 ( retrouvez le récit de cette arrestation dans Quartiers : le Village).
La tradition orale rapporte toutefois que ces esclaves marrons auraient continué à occuper Cilaos, jusqu’aux années 1828 - 1829, au moment où un détachement commandé par Lionel Guichard en vient à bout, au terme d’un long affrontement, sur l’Ilet à Malheur. Sur les quarante marrons qui s’y étaient installés, vingt - cinq sont tués, les autres sont capturés, certains sont blessés.

 

      Pendant tout le temps que dure la lutte contre le marronnage, il n’y a, dans Cilaos, en dehors des esclaves fugitifs, que Pierre Dijoux, depuis 1733 à l’Aloès , puis au Petit Serré à partir de 1755, soit deux ans après la capitulation du Brûlé des Marrons, et ensuite Jean Jacques Técher en 1789 à l’Ilet Poisson.
Ces individus sont les pionniers de la colonisation de Cilaos, bien qu’ils restent aux portes du cirque, sur les îlets inférieurs du Bras de Cilaos.
Il faut dire qu’à cause des pillages qu’ils commettent sur les habitations du littoral, ces marrons font peur. Le cirque contient des terres encore vierges, mais la perspective effrayante d’y rencontrer des marrons, associée au froid et à l’isolement, le rend répulsif.

          Mais bientôt, dès le début du 19ème siècle, quelques familles créoles, principalement originaires de Saint-Louis et pauvres, se lancent à la conquête du cirque.

 

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